Rentrée littéraire 2021

Rentrée littéraire 2021

Léa CHAUVEL-LÉVY

 

Simone

 

Paris, 1920. Simone Rachel Kahn n’est encore qu’une jeune femme de 23 ans. Esprit libre, férue de littérature, de poésie et de philosophie, elle vagabonde dans le Paris d’après-guerre, à la recherche de quelque chose ou quelqu’un qui, enfin, pourrait la faire renaître. Entre la librairie d’Adrienne Monnier et le Lutetia, elle croise le chemin des Dadas qui l’irritent autant qu’ils l’intriguent.

C’est alors qu’elle rencontre celui qui fera d’elle Simone Breton. L’auteur des Champs magnétiques n’est qu’un jeune artiste, déjà exalté, mais encore à la recherche de repères, de sa véritable voix.

Il est sans-le-sou, après avoir déserté les bancs de l’école de médecine. Simone, elle, est promise à un autre. Et pourtant…

Dans un Paris bouillonnant, voguant entre les bureaux où se trament les numéros de Littérature et les réunions des Dadas – d’Éluard à Aragon –, les deux amants terribles apprendront à se connaître, se tester, s’apprivoiser. Elle sera sa muse. Il sera son échappatoire. Et ils devront se battre, contre leurs passions, leurs démons, leurs parents, pour pouvoir s’aimer, enfin.

 

L’AUTEURE

 

Commissaire d'exposition et directrice des résidences LVMH Métiers d'art, Léa Chauvel-Lévy publie Simone, son premier roman.

 

 

 

 

 

 

 

Abel QUENTIN

 

Le Voyant d'Étampes

 

« J’allais conjurer le sort, le mauvais œil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d’Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J’allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. »

Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l’écriture d’un livre pour se remettre en selle : Le voyant d’Étampes, essai sur un poète américain méconnu qui se tua au volant dans l’Essonne, au début des années 60.

A priori, pas de quoi déchaîner la critique. Mais si son sujet était piégé ?

Abel Quentin raconte la chute d’un anti-héros romantique et cynique, à l’ère des réseaux sociaux et des dérives identitaires. Et dresse, avec un humour délicieusement acide, le portrait d’une génération.

 

L’AUTEUR

 

Abel Quentin est l’auteur d’un premier roman très remarqué, Sœur (sélection prix Goncourt et finaliste du prix Goncourt des lycéens 2019).

 

 

 

 

 

 

 

 

Ariel MAGNUS

 

Eichmann à Buenos Aires

 

Buenos Aires, juillet 1952. Ricardo Klement accueille sa femme et ses trois enfants, tout juste débarqués d’Europe. De loin, la scène de retrouvailles est touchante. Mais elle se déroule en Argentine, sept ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et Ricardo Klement n’est qu’un nom d’emprunt… Derrière ce patronyme se cache Adolf Eichmann, logisticien de la Solution finale qui a trouvé refuge à Buenos Aires deux ans auparavant et adopté l’identité d’un « simple » éleveur de lapins et un membre discret de la communauté. Au cœur de cette capitale argentine où se croisent en silence anciens SS et Juifs ayant fui l’Allemagne nazie pour échapper à l’horreur, il mène une existence paisible…

Pourtant, personne n’ignore son identité, son passé, ses idées et la violence qu’il porte en lui. Comment est-ce possible ?

Ariel Magnus nous transporte dans cette réalité argentine cauchemardesque qu’il connaît si bien et livre un roman aussi fascinant que dérangeant.

 

L’AUTEUR

 

Petit-fils d’immigrés juifs allemands ayant fui l’Allemagne nazie et né à Buenos Aires en 1975, Ariel Magnus est écrivain et critique littéraire. Eichmann à Buenos Aires, son second roman traduit en français, a été applaudi par la critique en Amérique du Sud.

 

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Margot Nguyen Béraud.